Alors que des géants du domaine foncier sont cotés en Bourse, les épargnants s’interrogent sur la possibilité d’investir en SCPI via leur Plan d’Epargne en Actions (PEA). Investissement à risque, ce dernier permet d’investir sur des actions cotées en Bourse et des titres financiers.
Le PEA et les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) sont deux placements diamétralement opposés, par leur fonctionnement et leurs perspectives de rendement. Originaires de la pierre papier, les SCPI ne sont pas cotées en Bourse et ne sont donc pas éligibles au PEA. Si un investisseur souhaite placer des capitaux dans des actions et dans l’immobilier, il devra réaliser deux investissements séparément.
Comment est apparu le Plan d’Epargne Actions ?
Pour mieux comprendre la différence qui sépare ces deux fonds, il est important de revenir sur leurs propres caractéristiques. Créé en 1992, le PEA est une solution d’épargne qui permet d’investir sur des actions d’entreprises. Il fait partie des nombreux produits d’épargne réglementés comme le livret A, le PEL ou l’assurance vie. Né pour développer l'actionnariat français, le PEA s’est plus largement voulu comme une solution de soutien à l’économie européenne grâce à l’épargne du grand public. Le PEA est donc ouvert aux personnes physiques majeures via différents types de livrets :
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le PEA bancaire : ce support d’investissement permet d'acquérir des actions d'entreprises en bénéficiant d'une exonération d'impôt.
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le PEA d’assurance : celui-ci prend la forme d'un contrat de capitalisation en unités de compte. Les sommes versées sont investies dans des titres financiers pouvant ensuite figurer sur un PEA bancaire.
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le PEA-PME-ETI : cet investissement est destiné au financement des petites et moyennes entreprises et des entités de taille intermédiaire.
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Quel est l’intérêt d’avoir un PEA ?
En tant que fonds d’investissement financier, le PEA permet aux épargnants d’investir en Bourse et de se constituer un portefeuille diversifié, avec l’obligation de posséder au moins 75% d’actions d’entreprises européennes. Celles-ci distribuent régulièrement des revenus, à travers des dividendes ou des plus-values réalisées sur les ventes des titres. Dans tous les cas, ces revenus sont aléatoires et varient selon plusieurs facteurs, tels que la performance des supports d’investissement et des marchés financiers.
Le PEA est également exonéré de tout impôt aux termes de 5 ans de détention. Les gains (dividendes) accumulés ne sont donc pas taxés, même si les prélèvements sociaux restent applicables lors d’un retrait de titres ou la mise à terme du contrat. Dans le cas où l’épargnant effectue un retrait de liquidités avant la période requise de 5 ans, il subira une double imposition. Outre l’adoucissement fiscal, le PEA permet surtout de détenir une diversité de titres tels que :
- des SICAV (Actions des Sociétés d'Investissements à Capital Variable),
- des parts de FCP (Fonds Commun de Placement),
- des parts de SARL (Société à responsabilité limitée).
Selon Pôle-Finances, le PEA a affiché un rendement moyen brut de l’ordre de 6% à 8% ces 10 dernières années. Ce rendement est très variable selon les performances des supports d’investissement. Selon la société américaine Stat Muse, l’indice boursier MSCI Europe a décroché un rendement moyen de +8,4% en 2024. Cela dit, le PEA est sujet à de nombreux risques, dont le premier concerne la volatilité. Les actions fluctuent régulièrement à la hausse comme à la baisse, ce qui peut entraîner une perte importante de capital. Les fonds d’investissement compris dans le PEA peuvent également faire face à un problème de liquidité.
Quel est le plafond du PEA ?
Le plafond des versements sur le PEA bancaire est de 150.000 euros, un montant qui diffère en fonction du statut fiscal de l’investisseur. Une personne rattachée à un foyer fiscal dispose en effet de versements plafonnés à 20.000 euros pendant toute la durée du rattachement.
La souscription au PEA PME-ETI et au PEA bancaire, dit classique, est cumulable. La somme totale versée sur ces deux supports d'investissement ne peut cependant pas dépasser 225.000 euros, le plafond du PEA restant inchangé dans cette situation. Cette limite de placement peut donc être un frein pour les investisseurs disposant d’un montant supérieur. L’investissement en SCPI pourrait alors donner une réponse plus satisfaisante.
La SCPI, l’alternative au PEA
Si le PEA est apprécié pour ses dividendes élevés, il n'empêche que les SCPI affichent également de belles perspectives de rendement. En 2024, le marché de la pierre papier enregistrait un taux de distribution moyen de 4,72%, en hausse par rapport à l’année précédente. Certaines des meilleures SCPI ont d’ailleurs enregistré des rendement supérieurs à 7%. Plus largement, les SCPI ont toujours servi un rendement compris entre +4% et +8% ces 30 dernières années, défiant certains fonds volatiles. Outre cet aspect, les SCPI représentent un placement à rendement, à l’inverse de l’actionnariat qui est généralement un placement de capitalisation. Certaines SCPI peuvent d’ailleurs verser mensuellement leurs dividendes lorsque la majorité des SCPI adoptent une distribution trimestrielle. Ces dividendes varient en partie selon le positionnement sectoriel et géographique des actifs.
De plus, contrairement au PEA, les SCPI ne connaissent pas de limite de placement. De ce fait, un épargnant peut souscrire à des parts de SCPI à partir de 100 euros jusqu’à un montant illimité. Pour rappel, une SCPI est gérée par une société de gestion. Comme son nom l’indique, cette dernière est chargée de réaliser toutes les opérations de gestion au sein du patrimoine de la SCPI, comme la sélection de locataires, la réalisation des travaux, les négociations d’achat de de revente des actifs. Toute la gestion du patrimoine de la SCPI est ainsi déléguée à des professionnels de l’immobilier, ce qui impose des frais de gestion en retour.
Les SCPI sont des sociétés foncières non cotées en Bourse ; caractéristique requise pour figurer dans le PEA. Elles ne sont, de ce fait, pas éligibles à ce placement. Néanmoins l’assurance-vie combine les deux produits, sans que l’un ne soit imbriqué dans l’autre.
Quelle option pour investir en SCPI ?
Les parts de SCPI ne sont pas éligibles au PEA. Malgré cela, les SCPI peuvent être souscrites via un contrat d’assurance-vie. Cette option présente de nombreux avantages, notamment fiscaux. Investir via une assurance-vie permet en effet de bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse sur les revenus. Le niveau d'impôt correspond, en effet, au PFU de 30%, un taux inférieur à certaines tranches marginales d’imposition (TMI). En parallèle, la rentabilité moyenne de l’assurance-vie est supérieure à 4%, selon la politique des assureurs.
Investir via une assurance-vie permet surtout de rassembler les actions d’entreprises et les SCPI dans la même enveloppe, dans le fonds euros ou dans les unités de compte. Cette combinaison permet de booster leurs performances et d’appliquer un meilleur équilibre. Ces supports d’investissement regroupent des titres financiers et immobiliers tels que des actions cotées, des indices boursiers et des parts de SCPI. En parallèle, cette solution de placement permet de constituer un portefeuille tourné vers l’Europe.
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