Qu’est-ce que l'assurance vie
L'assurance vie occupe une place de premier plan dans l'épargne des Français. Pensée pour le long terme, elle se montre particulièrement adaptée aux fluctuations du marché et permet aux épargnants de faire preuve de résilience face aux cycles économiques. Proposée par les assureurs, elle a pour objectif de rester attractive et de garantir aux épargnants le retrait de leur capital à leur convenance, notamment via le Fonds Euro. Les épargnants peuvent en outre diversifier leur investissement à travers de multiples actifs financiers comme des actions, des SCPI ou encore des obligations.
Il existe deux grandes familles de contrats d'assurance vie :
- L'assurance en cas de vie : les sommes placées peuvent être récupérées librement par le souscripteur.
- L'assurance en cas de décès : les rendements générés sont directement versés aux ayants droit. Cette forme de contrat permet à l'assuré de protéger ses proches et de transmettre son patrimoine.
Comment fonctionne l’assurance vie ?
Dans le cadre de son contrat, l'assuré (le souscripteur) investit à sa convenance dans plusieurs types de fonds. Le contrat est signé directement auprès d'un assureur, qui peut accompagner la gestion du contrat dans la durée.
L'assurance vie permet de se constituer un capital tout en offrant une réelle flexibilité : l'argent placé peut être retiré en totalité ou partiellement par le souscripteur dès qu'il le souhaite. Les versements peuvent être libres ou programmés, selon une fréquence prédéfinie.
Il existe 2 grandes catégories de fonds au sein du contrat d'assurance vie :
- Le Fonds Euro : garanti en capital, il reste choisi par de nombreux assurés pour sa stabilité. Il est composé à plus de 80% d'obligations, dont le rendement s'est redressé ces dernières années (voir la section « L'évolution des rendements des fonds euros »). Ce placement est liquide : l'épargnant peut retirer par anticipation tout ou partie de la somme investie.
- Les Unités de Compte (UC) : elles offrent aux épargnants une large palette de supports d'investissement, mais sont soumises aux fluctuations du marché sur lequel elles sont investies, sans garantie en capital. Il existe deux grandes familles de supports en UC : les investissements mobiliers : SCPI, SICAV, FCP, actions, fonds indiciels, obligations) et les investissements immobiliers (fonds immobiliers, parts d'OPCI).
Les assurés peuvent à tout moment débloquer les fonds investis en assurance vie, via deux types de rachats :
- Le rachat total : le souscripteur récupère la totalité des fonds investis, ce qui met fin au contrat.
- Le rachat partiel : il permet de débloquer des fonds à tout moment sans clôturer le contrat, et donc de conserver l'antériorité fiscale de celui-ci.
Quels sont les avantages de l’assurance vie ?
La multitude des supports (SCPI, OPCI, SCI, Unité de Compte etc.)
Le contrat d'assurance vie multisupport se distingue par la diversité des supports qu'il propose. Cette enveloppe permet aux épargnants de bénéficier de la sécurité du Fonds Euro, réputé pour sa stabilité, tout en donnant accès aux Unités de Compte (actions, Fonds Communs de Placement, SCPI, ou encore fonds immobiliers), considérées comme plus dynamiques avec un potentiel de rendement plus élevé, en contrepartie d'un risque de perte en capital.
Les souscripteurs peuvent ajuster la répartition de leur investissement en fonction de leur profil, de leurs objectifs ou de l'évolution du marché. La combinaison des différentes classes d'actifs permet à l'épargnant de définir une stratégie personnalisée, avec pour objectif d'optimiser la performance globale du contrat par rapport à un contrat monosupport.
Le régime fiscal de l'assurance vie
L'assurance vie est une solution d'épargne notamment appréciée pour sa fiscalité spécifique. Les gains générés par cette enveloppe ne sont imposables qu'en cas de rachat. La fiscalité applicable dépend de la date des versements et de la durée de détention du contrat.
Depuis la loi de finances 2018, les produits attachés aux versements effectués à compter du 27 septembre 2017 relèvent par défaut du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), sauf option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Pour un contrat de moins de 8 ans, le taux est de 12,8% (PFU), quel que soit le montant, auquel s'ajoutent 17,2% de prélèvements sociaux. Après 8 ans, le taux est ramené à 7,5% si l'encours total du souscripteur ne dépasse pas 150.000 €, et reste à 12,8% sur la fraction de gains excédant ce seuil ; les prélèvements sociaux de 17,2% restent dus dans tous les cas.
Pour les versements effectués avant le 27 septembre 2017, l'ancien barème du Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) reste applicable sur option : 35% avant 4 ans de détention, 15% entre 4 et 8 ans, et 7,5% après 8 ans (hors prélèvements sociaux de 17,2%).
Après huit ans de détention, les gains rachetés bénéficient en outre d'un abattement annuel de 4.600 € pour une personne seule ou 9200 € pour un couple, avant application de l'imposition.
Qu'est-ce que l'Investi Proportionnel ?
Lors d'un rachat partiel, l'administration fiscale ne considère pas la totalité de la somme retirée comme de la plus-value : chaque retrait comporte une part de capital et une part de plus-value, calculée au prorata.
Exemple : un contrat d'assurance vie a un capital initial de 10.000 €, ayant généré une plus-value de 1.000 € en fin d'année 1 (versement postérieur au 27/09/2017, contrat de moins de 4 ans, encours total ≤ 150.000 €).
Part de plus-value = Plus-value ÷ Capital cumulé = 1.000 € ÷ 11.000 € = 9,1% Sur un retrait de 1 000 €, la base imposable est de : 1.000 € × 9,1% = 91 € L'impôt dû (PFU + prélèvements sociaux) : 91 € × (12,8% + 17,2%) = 91 € × 30% = 27,3 € Soit un taux effectif sur le retrait de 1.000 € de 2,73%, pour un retrait net d'impôts de 972,7 €
L'Investi Proportionnel permet ainsi d'identifier la part de capital et de plus-value du montant racheté, pour une imposition proportionnelle au gain réel plutôt que sur l'intégralité du retrait.
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La flexibilité importante
L'assurance vie se distingue par sa grande flexibilité, offrant aux épargnants un cadre avantageux pour la gestion de leur patrimoine. Les souscripteurs peuvent choisir entre différents supports, des plus sécurisés (fonds euros) aux plus dynamiques (unités de compte).
Les versements peuvent être libres ou programmés, avec ajustement des montants et de la fréquence. Il est également possible d'effectuer un retrait partiel de son épargne sans clôturer le contrat.
La transmission du patrimoine
Grâce à son cadre spécifique, l'assurance vie est un outil intéressant pour préparer sa succession, en permettant aux souscripteurs de choisir leurs bénéficiaires parmi leurs proches, en dehors des règles classiques de succession.
Pour les sommes versées avant les 70 ans du souscripteur : les bénéficiaires héritent du capital sans droits de succession jusqu'à 152.500 € par bénéficiaire. Au-delà, un prélèvement de 20% s'applique sur la fraction de la part taxable inférieure ou égale à 700.000 €, et de 31,25% au-delà de ce seuil.
Pour les sommes versées après les 70 ans du souscripteur : un abattement global de 30.500 € est réparti entre tous les bénéficiaires. Au-delà, les droits de succession classiques s'appliquent.
Quels sont les inconvénients de l’assurance vie ?
Les frais
Voici la liste des différents frais de l'assurance vie qui peuvent être appliqués lors de sa souscription à un contrat :
- Les frais d'entrée : Ces frais sont prélevés à chaque versement et sont compris entre 0 et 5%.
- Les frais de gestion annuels : Ils sont prélevés chaque année, qu’il y ait ou non des opérations sur le contrat. Ils couvrent les coûts de gestion du contrat et peuvent varier selon les supports d’investissement choisis (unités de compte, fonds euros, etc.).
- Les frais d’arbitrage : Ces frais sont appliqués lors du changement d’allocation d’actifs au sein du contrat, c’est-à-dire lorsqu’on transfère de l'argent d'un support à un autre. Certains contrats offrent quelques arbitrages gratuits chaque année.
- Les frais de sortie ou de rachat : Ils sont prélevés lorsque l’assuré décide de retirer tout ou partie de son épargne avant le terme du contrat. Ces frais sont généralement dégressifs avec le temps et peuvent même être nuls si le retrait se fait après une certaine durée.
Les autres frais :
- Les frais de transaction pour les fonds dits « atypiques » : Ce sont des frais appliqués sur les transactions portant sur des fonds spéciaux ou des investissements alternatifs, qui nécessitent souvent des gestions plus actives et complexes.
- Les frais de garanties optionnelles : Ils concernent les options supplémentaires que l’assuré peut choisir, comme des garanties de prévoyance en cas de décès ou de garanties plancher, qui peuvent augmenter le coût total du contrat.
L’accès à l’investissement à crédit inexistant
L'assurance vie ne permet généralement pas d'investir à crédit. Contrairement à l'investissement immobilier, où il est courant de recourir à l'emprunt pour financer l'achat, l'épargnant doit ici mobiliser ses propres fonds, ce qui limite l'effet de levier et, potentiellement, la vitesse de constitution du patrimoine.
L'évolution des rendements des fonds euros
Après plusieurs années de baisse continue, les rendements des fonds euros se sont redressés depuis 2023, portés par la remontée générale des taux d'intérêt. Selon l'ACPR, le rendement moyen des fonds euros s'est établi à 2,63% en 2025, un niveau quasi stable par rapport à 2024, avec des écarts sensibles selon les assureurs : les organismes représentant la moitié des encours ont servi des taux compris entre 2,3% et 2,9%.
Cette remontée reste toutefois à nuancer : les rendements ont pu être inférieurs à l'inflation certaines années, et la performance d'un fonds euro dépend de la composition de son portefeuille obligataire, qui évolue plus lentement que les taux de marché. Fin 2025, les titres de créance (obligations d'État et d'entreprises) représentaient encore la première classe d'actifs des assureurs vie, avec environ 1.200 milliards d'euros d'encours selon la Banque de France.
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Titulaire d'un Master 2 en Métiers du Multimédia Interactif à La Sorbonne, et après plusieurs expériences en tant que Concepteur Rédacteur ou Responsable de la Communication dans différents groupes, il rejoint France SCPI en tant que Rédacteur Web.
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