Coronavirus, quel placement pour passer la crise ?

Par France SCPI
Publié le | Dernière modification le
Temps de lecture : 4 min

Comment orienter son épargne en tant de crise ? Que faire de ses liquidités et comment arbitrer les valeurs de marché qui ont déjà perdu de leur valeur ? Si certains sont tentés de tout vendre et tout retirer, d'autres préfèrent attendre, voire investir. France SCPI vous livre ses conseils.

Coronavirus, quel placement pour passer la crise ?

Avec cette nouvelle crise du Coronavirus, quel placement est le plus pertinent est certainement la question qui revient le plus souvent. Comment bien placer son argent en temps de crise ? Dois-je investir sur l’or ? Est-ce le moment d’investir sur des SCPI ? Est-ce le bon timing pour entrer en bourse et ouvrir un compte titres et PEA ?

Car elle est arrivée par là ou personne ne l’attendait. Un virus, d’abord décrit comme une simple grippe, mais qui fait maintenant dévisser toutes les bourses de la planète. Pas un seul coin du monde n’est épargné, pas un seul secteur économique laissé de côté. Et qu’on le veuille ou non, crise ou pas, la problématique de placement d’argent reste la même qu’avant l’arrivée du Coronavirus. Comment bien placer son argent pour ne pas voir ses économies fondre. Quel placement pour cette crise ?

SOMMAIRE

  1. Les livrets bancaires, livret A, LDD et PEL
  2. La bourse et les marchés financiers
  3. Les obligations
  4. Le placement en or
  5. L'assurance vie et le fonds Euro
  6. L'immobilier et les SCPI

Les livrets bancaires, livret A, LDD et PEL

Le premier réflexe de l’épargnant lorsque les indices boursiers plongent est de rester figé en attendant que la crise passe. Laisser son épargne sur des placements tels que des livrets A ou des livrets bancaires basiques semblent être une solution qui rassure de nombreux investisseurs. Mais ce que les taux de crédit de plus en plus bas révèlent, c’est que l’épargne bancaire de millions de français ne rapporte plus rien. C’est donc plus de 4.000 milliards d’euros mis de côté par les ménages français qui perdent de la valeur. Les Français échangent en fait volontiers une perte de rémunération contre un patrimoine liquide. Car c’est ce que promet (et non pas garanti) la banque : un placement disponible tout de suite.

La bourse et les marchés financiers

Face à la crise du Coronavirus, le placement le plus clivant demeure l’investissement en bourse. Certains y voient une opportunité de gain élevé tandis que d’autres n’en perçoivent que la volatilité extrême. Que peut faire l’investisseur qui est déjà investi sur les marchés ? Rester et ne pas regarder son compte tous les jours ou vendre tout, immédiatement ? Et celui qui n’y était pas entré avant ? Est-ce le moment ?

Qu’elle que soit la situation, depuis le pic constaté du 19 février 2020 jusqu’au 23 mars 2020, l’indice boursier du CAC 40 cumulait une performance négative proche des -35%. Aucun secteur de l’économie n’est épargné pas plus qu’aucune entreprise.

Pour répondre à la question de savoir pour réaliser un placement en bourse, il faudrait plutôt répondre à la question de la durée de mise à l’arrêt des différentes industries. Si cette période de stand-by ne dure pas, elle promet d’être synonyme d’opportunités importantes pour les investisseurs. A l’inverse si la crise du Coronavirus dure et s’étale, il conviendra d’attendre pour vendre, faire le dos rond et patienter pour investir.

Les obligations

Écartons tout de suite les obligations d’Etat dont le rendement frise les 0% et qui ne serait pas pertinent pour un investisseur. Pour ce qui est des obligations d’entreprises dites également Obligations Corporate, ces dernières vont très certainement répliquer avec un léger décalage le mouvement des indices boursiers avec tout autant de volatilité. Prudence et patience donc dans l’investissement opportuniste que représentent les obligations d’entreprises car liées à la qualité de l’emprunteur et au risque de faire défaut, plus que présent en temps de crise.

Le placement en or

Certains se souviennent très certainement des effets de la crise sur l’Or en 2008 et de sa qualité de placement refuge. Mais en plus de 10 ans, l’or a perdu de sa réputation de valeur défensive. Lorsque certains le décrètent contre-cyclique, celui-ci perd 13% de sa valeur depuis le 9 mars dernier. Signe que le métal jaune ne constitue plus un placement aussi sûr qu’auparavant. En plus de son cours volatile, l’or est difficile à conserver. Chez soi ou dans une banque, il génère du stress ou des couts amenuisant ainsi sa rentabilité.

L'assurance vie et le fonds Euro

Déjà mal en point avant le début de la crise du Coronavirus, le placement du fonds Euro est désormais fortement déconseillé. Principalement investi sur des obligations d’état et d’entreprise, il est très probable que la pandémie de Covid-19 sonne le tocsin du produit phare des années 90. Si vous avez un contrat d’assurance-vie, il parait peu pertinent d’arbitrer vos fonds ou d’injecter de nouvelles liquidités vers les fonds Euros, qu’ils soient de nouvelles générations ou pas.

L'immobilier et les SCPI

L’immobilier est souvent identifiée comme placement défensif en tant de crise. Il est la effectivement moins sensible aux altérations de marché et aussi moins volatile. Les taux de crédit extrêmement bas ont dopés depuis quelques années les prix faisant craindre une bulle prête à dégonfler au moindre choc économique. Si la crise dure, les experts sont sans appel, les prix dégonflerons.

La SCPI, autrement appelée pierre papier, bien que plus flexible pourrait aussi pâtir de cette crise. Majoritairement investies dans l’immobilier commercial, les SCPI vont peut-être voir leurs rendement baisser suite aux annonces du Président français et de sa politique d’aide aux PME. Les Sociétés de gestion vont probablement reporter leurs baisses de loyers sur les dividendes versés aux associés. Point à nuancer puisque les SCPI possèdent pour la plupart des réserves (appelées RAN) permettant de palier à d’éventuelles fluctuations de marché. Enfin, en comparaison à la crise de 2008 ou l’indice du CAC 40 avait baissé de – 43%, les SCPI avaient vu leurs valeurs corrigées de -5,38% tout en servant un rendement de +5,84% selon l’ASPIM.

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