Jeunes générations - Placements bancaires : le clash

Par France SCPI, le .
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Un tiers des Millennials estime n'avoir pas besoin de banque. Retour sur les raisons simples de ce désamour.
Jeunes générations - Placements bancaires : le clash
En France, la génération Y, terme inventé en 1993 par le magazine Advertising Age, est représentée par les personnes nées entre 1978 et 1994, soit 13 millions d’individus.  Cette génération souvent qualifiée d’individualiste, a néanmoins des besoins semblables aux générations précédentes : placer son épargne. Cette volonté est même ressentie par les différents acteurs de l’industrie bancaire comme plus forte du fait que les « Y » aspirent à un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle. Et pour se réaliser parfaitement, il devient pour eux urgent de ne pas « perdre sa vie à essayer de la gagner » comme le dit le dicton. Placer ses économies pour que celles-ci permettent justement de vivre ses passions est devenue une priorité. 
Pour cette génération comme pour les autres, le constat est le même : notre société est en profonde mutation pour tous les acteurs qui la constituent. Et il est de plus en plus fréquent de voir une personne en CDI poser sa démission pour vivre de sa passion, situation professionnelle plus épanouissante, mais plus risquée et donc moins rémunératrice, du moins au début.

"Aujourd'hui, tu t'abonnes à Autolib, et le problème est réglé"

Dans le même temps, la possession a de moins en moins de sens dans un monde où tout est accessible en ligne. Alexis, 25 ans, en donne un parfait exemple : "Toutes les générations précédentes s'endettaient pour s'acheter leur première voiture. Aujourd'hui tu t’abonnes à Autolib, et le problème est réglé. Pourquoi je prendrai un prêt pour quelquechose qui me mobilise peu d'épargne et que je peux arrêter quand je veux". Ce que décrit Alexis est révélateur d'une nouvelle façon de consommer. Epargner pour répondre à un besoin ponctuel et non plus à une envie de possession. Le constat est le même pour la consommation de musique. Plus de discothèque, mais un abonnement qui donne accès à un catalogue musical infini partout dans le monde. Les jeunes générations privilégient la richesse de l’expérience (voyages, streaming musical, bars, restaurants, etc.) aux totems matériels. Il apparait que cette génération mais aussi celles qui suivent recherchent plus les revenus qu’à faire fructifier un capital. Cette recherche de revenus réguliers devient donc une nécessité dans un monde où l’on est de plus en plus habitué aux micro-transactions et aux abonnements réguliers. Le temps libre devient pour beaucoup l’épargne la plus précieuse.

"Un tiers des millennials estime ne pas avoir besoin de banques"

Parallèlement, les placements bancaires classiques déçoivent pour leurs faibles rémunérations et leur manque d’innovation. De son côté le prix de l’immobilier a tellement augmenté ces dernières années qu’il est devenu quasi impossible de devenir propriétaire sans apport conséquent (même pour un foyer disposant de confortables revenus), malgré des taux d’emprunt encore bas. A titre d’exemple, le nombre d’années pour obtenir un CDI augmente de plus en plus et les banques n’ont pas fait évoluer leurs critères d’évaluation pour accorder des prêts. Elles prêtent presque exclusivement aux personnes ayant un CDI ; 80% de la «GenY» a un CDD… Selon une étude menée par Bank of America - Merrill Lynch en 2015,les secteurs qui seront les plus perturbés dans les 3 à 5 prochaines années sont le logement, l'automobile, la restauration, la finance, les médias, la technologie et le voyage. La finance se détache particulièrement, estime l'étude. Manque de confiance dans les institutions financières, manque de fidélité à un établissement, la génération Y a trois fois plus de chance que les baby boomers de ne pas avoir de banque et un tiers des millennials estime n'en avoir pas besoin.
 
Pour Les générations actuelles et à venir, le défi est donc double. Elles doivent non seulement trouver des solutions disruptives correspondantes à leurs modes de vie et de consommation mais aussi se préparer le plus tôt possible à ce que ces mêmes solutions remplacent le régime de retraite qui se fait de plus en plus désuet. Les SCPI en font partie mais il en existe d’autres.