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Témoignages d'expatriés sur leurs façons de gérer l'épargne

Par France SCPI - Le
Chaque année, plus de 100 000 français partent s’installer à l’étranger selon les consulats. L’appel du large pour certains, l’opportunité professionnelle pour d’autres, les motivations sont aussi diverses et variées qu’il y a de pays ou s’installer. Mais un point demeure commun au Pilote d’hélicoptère pour plateforme pétrolière en Afrique ou au contrôleur financier à Singapour : la préoccupation de leur avenir financier. En effet même si les premiers mois ou les premières années sont placés sous le signe de la découverte (et des dépenses qui vont de pair), la question de l’épargne et de la construction de patrimoine demeure présente.   Ainsi Sébastien, 33 ans, français installé depuis 3 ans avec sa femme à Shangaï nous parle au téléphone de ses débuts en Asie. « La première année, on s’est fait plaisir et donc pas mal voyagé, fait la fête, découvert beaucoup de choses grâce à notre pouvoir d’achat élevé. En clair, nous avons été comme des étudiants qui découvrent une nouvelle vie émancipée en quittant le domicile des parents mais avec l’argent en plus. Mais l’euphorie s’arrête en général au bout d’un an quand tu vois tes potes qui restent en France et qui s’achètent leur premier appart’ et construisent des projets. Tu as dix fois plus de souvenirs qu’eux mais tu ne mets rien de côté, et là tu commences à te poser des questions ». Sébastien et son épouse se rendent compte que s’ils gagnent quasiment 2 à 3 fois plus qu’en France avec un coût de la vie pas forcément plus élevé, ils n’épargnent quasiment rien. 
"Expatriation ne veut pas forcément dire contrat expatrié"
  Réaliser cela rapidement est quasi-salutaire. Du moins, c’est le terme qu’utilise Isabelle, 42 ans, mère de 2 enfants quand elle évoque son expatriation. Après un parcours classique en France en tant que Junior dans l’industrie du Luxe, elle part pendant 2 ans en Russie puis 7 ans en Asie pour une marque de luxe française. Elle nous confie que malgré son âge, elle pense déjà à la retraite car beaucoup oublient qu’« expatriation ne veut pas forcément dire contrat expatrié. Et c’est mon cas. Le groupe pour lequel je travaillais refusait de donner des statuts expatriés à ses salariés et mettait tout le monde sous contrat local. Moins de risques pour la Société, rémunérations plus importantes pour nous, tout le monde y trouve son compte. » Sauf qu’à son retour en France, Isabelle réalise que sa retraite a été un peu laissée de côté. « nous n’avons, pendant près de 10 ans, cotisé à aucun régime de retraite français, et j’appréhende un peu pour l’avenir » nous avoue-t-elle.   "Le mythe de l’expatrié qui déprime après être rentré en France..."


Et pourquoi pas acheter un bien immobilier à l’étranger? L’expatrié est souvent dans son pays d’accueil pour une durée de 2-3 ans, rarement pour toute une vie et acheter un studio ou un 2-3 pièces pour le louer demande de se projeter un minimum. Timothée, 32 ans, directeur commercial dans l’agroalimentaire au Brésil nous explique que « lorsque tu es à l’étranger, tu es bloqué parce que tu sais que tu ne vas rester dans ce pays toute ta vie et dans le même temps, tu ne te vois pas rentrer en France. Le mythe de l’expatrié qui déprime après être rentré en France est présent dans la tête de tous ceux qui travaillent à l’étranger. Du coup, tu repousses sans cesse le moment où tu vas investir quelque part pour commencer à épargner. » Il est effectivement très rare de voir un expatrié acheter une résidence principale à l’étranger ou même placer son épargne autrement que sur un compte courant.    Reste l’investissement en France en pensant à ses vieux jours mais cela demande du temps et plus d’implications lorsque vous êtes à l’étranger.  Ainsi Sébastien nous confie avoir étudié la piste d’un achat immobilier locatif en France. Au final, il avoue n’avoir jamais réussi à passer à l’acte car « Impossible de libérer du temps pour visiter des biens (A/R pour la France trop compliqués) ni confier le bien à une agence qui grèverait la rentabilité du bien. J’ai opté pour les SCPI avec une banque, placement pas forcément connu, qui me permet de m’endetter en me forçant à épargner tous les mois. Je construis petit à petit un patrimoine. Je crois que ça me soulage de savoir que lorsque je rentrerai en France, j’aurai de quoi voir venir »   Tous ne sont pas bloqués ou en questionnement. Certains n’hésitent pas à franchir le pas de l’investissement à l’étranger. Jonas s’est décidé presque sur un coup de tête à acheter une résidence principale avec son épouse à l’extérieur de Hong-Kong. Choix qu’il ne regrette pas puisqu’il vient d’être promu professionnellement et projette d’y rester « au minimum 3 ans de plus ». Il ne se voyait pas rester en location et l’idée d’emprunter ne lui faisait pas peur. « Cela demande quand même de regarder les lois et de savoir quelles sont les conditions à la propriété », conclue-t-il

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